En dépit de son indéfectible admiration pour Henri Michaux, et singulièrement pour la constante volonté d’aller contre qui animait l’auteur de Donc c’est non, André Velter n’a pas implacablement suivi son séduisant et dévastateur exemple : il n’a pas jeté, déchiré ni égaré l’ensemble des traces écrites, visuelles ou sonores de son passage dans ce qu’il nomme, assez orgueilleusement, l’ici-haut plutôt que l’ici-bas.

D’où ce cortège de manuscrits, de lettres, de photos, d’affiches et d’annonces diverses qui constitue une terrible masse d’archives, abandonnées en premier lieu à la fantaisie des temps à venir, mais léguées aussi, en attendant, aux bons soins de la médiathèque Voyelles de Charleville et, pour la part la plus créative, voire la plus captivante, au plaisir des aventuriers lancés dans l’exploration de ce site.